Il dira plus loin que l’amour de la tranquillité publique est suffisante pour octroyer chaque jour davantage de droits et de pouvoir à l’Etat. Ce pouvoir fort, que les hommes donnent à l’Etat au travers de l’égalité, est une première dérive apparente vers la servitude. Les hommes, n’ayant ni supérieurs, ni inférieurs, se considèrent dans leur singularité. Celle-ci est fondée sur un principe, l'égalité, qui la porte à l'uniformisation des moeurs. Il est la cause et le remède à tous ses maux. La gloire de Tocqueville n'est pas seulement celle d'un analyste politique exceptionnel ; c'est aussi, depuis la récente redécouverte de son oeuvre, celle d'un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la sociologie, et qui pourrait aider à comprendre les problèmes qui se posent constamment dans les démocraties modernes. Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. Puis il oppose à cet exemple celui de l’Europe (je pense ici qu’il voulait plus précisément parler de la France…), où, au contraire, l’égalité apparut avant la liberté : la majorité des sujets (le Tiers-Etat) était traité de façon égale et centralisée par le pouvoir royal, et la liberté n’est arrivée qu’à la Révolution. Les humains ont en effet pour eux tout ce qu’ils désirent (ils sont notamment maintenus dociles par une sorte de drogue, le « soma »). La bonne, d’abord : si Tocqueville nous peint de quelle façon un peuple démocratique sombre dans le despotisme, en nous indiquant très clairement l’avènement de celui-ci il nous montre aussi comment le combattre ! Une grande révolution démocratique, s'opère parmi nous: tous la voient, mais tous ne la jugent point de la même manière. En 1831, Tocqueville, alors magistrat, fait un voyage d’étude aux États-Unis afin d’étudier le système carcéral américain. De plus, Tocqueville déclare qu’une violente révolution est un excellent terreau pour un pouvoir unique et fort : une révolte sanglante entraine que « les classes qui dirigeaient les affaires disparaissent tout à coup dans cette tempête ». In the book, Tocqueville examines the democratic revolution that he believed had been occurring over the previous several hundred years. Livre de référence de philosophie politique. Ce résultat engendre toutefois un phénomène préoccupant, le conformisme des opinions. Je n’ai donc pas cédé si facilement à la littérature anglosaxonne !) Et on connait la haine que portent les peuples égalitaires pour les privilèges…. Il attend de lui, il exige de lui qu’il fasse quelque chose. La démocratie politique découle directement d’une évolution irrémédiable de l’ensemble de la société et de ses valeurs : c’est un processus historique qu’il nomme « égalisation des conditions ». Très en avance sur son temps, il prédit la guerre froide, les rancoeurs laissées par l'esclavage dans le Sud, l'obsession de la sécurité, et les risques encourus par la démocratie sur le long terme. Cet affaiblissement de l’homme est montré de façon très incisive dans l’œuvre d’Aldous Huxley « Le Meilleur des mondes ». De La Démocratie en Amérique is a classic French text by Alexis de Tocqueville. D’après Tocqueville, les gouvernements aristocratiques avaient souvent recours à l’impôt pour subvenir aux besoins de l’Etat. L’industrie est, d’après Tocqueville, un secteur très prisé de l’Etat. Le pouvoir démocratique y est centralisé et puissant. Chateaubriant et ses Natchez en est la preuve : on est curieux de cette nouvelle Amérique toute récente. La démocratie étant quelque chose de nouveau en Occident, l’auteur se doit de nous mettre en garde contre la seconde tendance vers laquelle l’égalité nous fait glisser. L’égalité permet à chacun d’exprimer son choix, certes. Tu prépares des épreuves de dissertation ? Si ces deux points sont vrais indépendamment, il faut cependant savoir qu’en des « siècles peu éclairés », l’effet de l’ignorance n’était pas égal d’un côté et de l’autre. Bien entendu, les hommes connaissent la première et s’y refusent, tant les expériences passées leur font préférer le pouvoir stable à la guerre civile engendrée par l’anarchie. Tocqueville craint donc les effets pervers de la règle de la majorité au cœur du fonctionnement des régimes démocratiques. Note : cet article n’est pas une dissertation, mais simplement une explication non exhaustive de quelques idées énoncées par Tocqueville dans son ouvrage. Passionné par les idées, je veux vous aider à mieux comprendre votre existence grâce au meilleur de la pensée. adversaire de la démocratie que j’ai voulu être sincère envers elle. En brisant les liens de dépendance et en entretenant l’espérance d’une élévation du bien-être, elle fait émerger un individu autonome, replié sur lui-même, perpétuellement inquiété par la concurrence de tous avec tous, et qui néglige ses devoirs de citoyen. Cependant, c’est avec grande difficulté qu’on les arrache à ces taches individuelles pour les faire venir aux affaires communes. Question clé : cette égalité est-elle compatible avec la ». Pour ce qui est de la politique sociale, l’Etat « donne du pain à ceux qui ont faim, du secours et un asile aux malades, du travail aux malades, il s’est fait le réparateur de toutes les misères ». Étude de l’extrait de l’introduction de l’ouvrage : De la démocratie en Amérique. Une fois que tu auras téléchargé le résumé, je t'enverrai du contenu supplémentaire . Ainsi, pour Tocqueville, l’idéal démocratique est à la fois réalisé dans sa pente la plus forte, l’égalité, et mis en danger dans sa pente la plus faible, la liberté. Là où La Boétie ne donnait pas de raison (« un malencontre »), Tocqueville donne comme origine à cette servitude l’amour de l’égalité. « Dès que [la majorité] est irrémédiablement prononcée, chacun se tait, déplore le philosophe » (De la démocratie en Amérique). La démocratie en Amérique bouleverse le lien social. Se prémunir du « despotisme démocratique ». Pouvant légitimement imposer ses décisions à la minorité, la majorité risque de l’ignorer, voire de l’opprimer. Peu après la publication de La Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville défie les conventions en épousant le 26 octobre 1835 sa maîtresse Mary Mottley, qu'il a rencontrée à Versailles.C'est une Anglaise sans fortune et de six années plus âgée que lui. Cet amour s’illustre très bien de nos jours : il est bien plus aisé de laisser les autres décider à notre place, leur abandonner notre liberté. « Ce qui met en danger la société, prévient-il, ce n’est pas la grande corruption de quelques-uns, c’est le relâchement de tous ». Cette société se distingue par conséquent, sur le plan des mentalités, de toutes les sociétés européennes antérieures par l’absence de patronage, qui définit un état social dans lequel il n’existe plus d’influences individuelles. Il va considérer le passé de plusieurs pays aujourd’hui en démocratie, et pour cela il prend deux exemples. >> La démocratie selon Spinoza sur un post-it. 646 sq. Science politique - Introduction à la science politique (ASPO 15F01) Année académique. Ce qui fait tant haïr le moindre privilège est le fait que normalement, en des temps d’égalité, tout le monde devrait être traité exactement de la même manière. La mauvaise nouvelle est que nos nations démocratiques européennes semblent suivre à la lettre la méthode pour tomber en servitude de sa propre égalité (omniprésence de l’Etat dans nos vies, haine des privilèges et de la différence sous prétexte que cela nuit à l’égalité, remise en ses mains de notre libre-arbitre… la liste est longue !). Les hommes abandonnent donc la gestion des affaires communesà l’Etat : ils n’ont ni le goût ni le temps de s’occuper de ces choses-là… In 1831, Alexis de Tocqueville and Gustave de Beaumont were sent by the French government to study the American prison system. Ils mènent leurs affaires personnelles sans être inquiétés. Les personnes élues démocratiquement à la majorité peuvent imposer leurs décisions à la minorité. Bien plus tard dans le chapitre, Tocqueville nous montre combien l’Etat, en voulant nous aider, s’insinue plus loin dans notre vie privée. ), où il considère que les colons anglais avaient vécu libres (ils avaient l’habitude en Angleterre de prendre part aux affaires publiques, « ils connaissaient le jury ; ils avaient la liberté de la parole et celle de la presse, la liberté individuelle, l’idée du droit et l’usage d’y recourir ») avant de vivre égaux. La position est bien confortable. Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, couramment appelé Alexis de Tocqueville, né à Paris le 29 juillet 1805 et mort à Cannes le 16 avril 1859, est un homme politique, philosophe politique et historien français. 8 DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE XVIIIe siècle, la France et les États-Unis d’Amérique. La forme prise par le despotisme démocratique n’est ni ferme, ni autoritaire, pas d’armée ni de milice, mais simplement un pouvoir « immense et tutélaire », « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux ». Il remarque ainsi que la société américaine exerce, par elle-même et sur elle-même, un pouvoir invisible plus présent, plus actif et plus grand qu’aucun autre pouvoir connu en Europe. L’égalité peut mener à deux extrémités : l’une, que les hommes suivent pour acquérir toujours plus d’indépendance, consiste à choisir l’anarchie. Désormais, en des temps d’égalité, l’Etat préfère réaliser des emprunts auprès de sa population : « L’Etat devient le débiteur de la plupart des riches et il centralise dans ses mains les grands capitaux ». La démocratie en Amérique repose sur l’égalité des conditions. Elle défait le lien social et le refait autrement : elle tend à placer les hommes dans une sorte d’état de nature, puis elle leur demande de reconstituer la société à partir de cette base. De plus, l’égalité ayant rendu les hommes plus faibles, ils ne peuvent agglomérer suffisamment de fonds en s’unissant, et dans cette mesure ils demandent l’aide de l’Etat pour mener à bien leurs investissements industriels. Son but est de maintenir le peuple dans l’enfance, les dirige, règle ses plaisirs et ses joies, pourvoit à son bonheur et sa sécurité… « Tous les jours, il rend mon utile et plus rare l’emploi du librearbitre », « il ne brise pas les volontés mais les amollit », « il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse » … les figures de style sont nombreuse jusqu’à la transformation finale du peuple en animaux : « et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger ». Il montre dans De la démocratie en Amérique qu’elle n’est pas simplement un désordre conduisant à la dissolution de toute vie sociale saine, contrairement aux préjugés du milieu aristocratique. 1848) A revised and corrected 12th edition in French of Tocqueville’s famous analysis of the nature and consequences of democracy in the American Republic. Tocqueville, véritablement fasciné par la politique américaine, écrivit un traité d'analyse politique et sociale, De la démocratie en Amérique. Une bonne et une moins bonne nouvelle. Ils préfèrent laisser s’en occuper le « seul représentant visible et permanent des intérêts collectifs, qui est l’Etat ». De la démocratie en Amérique par Alexis de Tocqueville Membre de l’Institut Douzième édition, revue, corrigée et augmentée d’un Avertissement et d’un examen comparatif de la démocratie aux États-Unis et en Suisse Paris, janvier 2012 Institut Coppet www.institutcoppet.org Cette œuvre est diffusée sous licence Creative Commons Tocqueville en fait un trait caractéristique des sociétés. La démocratie est donc mise en danger par la liberté démocratique, qui rend plus difficile l’éclosion de vertus civiques – savoir commander, savoir obéir – qu’elle exige plus impérieusement. Son approche est totalement originale, passant dune philosophie normative qui prévalait chez les Classiques (Montesquieu, Rousseau ou les Grecs) à une approche descriptive et clinique de la démocratie. Tocqueville dénonce ainsi la disparition de l’indépendance d’esprit et de la liberté de discussion en Amérique. Plusieurs choses : le peuple ignorant (les chevaux « Malabar » et « Douce », notamment) ne sait prendre de bonnes décisions (croient que les choses s’amélioreront en travaillant toujours plus), et le maintenir ignorant le rend malléable. L’amour de l’égalité impose l’égalité. Le souverain, étant sans contestation au-dessus de son peuple, par les pouvoirs que celui-ci lui confère par amour de l’égalité, n’est pas sujet à cette haine du privilège. « La Ferme des animaux » … (Encore une œuvre anglophone, allez-vous me dire ! VI, pp. Lorsque, des deux côtés (du côté de l’Etat et du côté du peuple) il manque de personnes éclairées, on pourrait croire la chose suivante : Ce qui nous pousse à croire que l’ignorance a des effets réducteurs sur deux mouvements s’opposant, ce qui ne change pas le rapport de force. L’artistocratie en est un, mais il est impossible pour un peuple égalitaire de voir naître des individus possédant plus de droits que les autres. Ces routes, ces ports et ces canaux, étant gérés par l’Etat, vont rendre l’industrie très dépendante de l’Etat. C’est dans cet esprit que je travaille à rendre les grands concepts plus accessibles et les grands auteurs plus proches de nous. Avec l’égalité apparait aussi l’épargne ouverte à tous : « des âmes charitables ont conçu la possibilité de recueillir l’épargne du pauvre et d’en utiliser le produit ». Tocqueville avait compris tout l’enjeu de l’éducation et nous explique ici que celui qui la détient possède tous les cerveaux très malléables de ceux qui constitueront plus tard le peuple. La société décrite par Tocqueville est très proche de celle de « l’Etat Mondial » d’Huxley, catastrophiquement dystopique quant au bonheur et au libre-arbitre de ses membres. L’éducation, qui auparavant était gérée par des organismes indépendants (l’Eglise par exemple), est maintenant une affaire nationale, au nom de l’égalité : « c’est lui qui se charge d’inspirer à chaque génération des sentiments, de lui fournir des idées ». Ainsi, l’Etat met un frein à la formation de ces associations. Ainsi, les citoyens n’ont pas de gêne non plus à prêter à l’Etat ou à investir avec lui. Les hommes voulant un gouvernement créant une société guidée par l’égalité doivent le faire fort, central et tout puissant. Université. Les peuples démocratiques « ont pour l’égalité, écrit-il, une passion ardente, insatiable, éternelle, invincible » (De la démocratie en Amérique). A l’occasion d’une mission tout à fait administrative, Tocqueville nous livre un regard neuf pour un européen sur la société américaine encore méconnue sur le Vieux Continent. ... Il faut travailler l'ANALYSE. La démocratie a été analysée en Amérique par le français Tocqueville. Fasciné par ses observations, qui sont celles d’un sociologue autant que d’un philosophe, Tocqueville entreprend une vaste analyse de la société américaine. Ils remplacent l’ancienne noblesse, mais sont dénués de leurs privilèges, ce qui permet de les mener comme le bon peuple. Je hais les spams et protège vos données personnelles. Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. La sexualité n’est plus qu’un jeu et non plus un moyen de reproduction (gérée par l’Etat, comme tout : l’industrie, l’éducation dès le plus jeune âge, l’économie…). In 4 vols. Le couple n'aura pas d'enfant. Peut-il permettre de mettre un frein à ses dérives, pour ne pas nous faire tomber dans la servitude ? Bien au contraire, tous ce que chaque individu lui offre semble être retiré à ses égaux. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Soutien scolaire, analyse et résumés de livres, L’étude est principalement basée sur : Le despotisme démocratique, chapitre du livre De la démocratie en Amérique, par Alexis de Tocqueville. Ceci illustre parfaitement la thèse de Tocqueville selon laquelle le gouvernement despotique démocratique survient plus souvent après une révolution. Portrait d’un notable En 1850, date du portrait brossé par Théodore Chassériau, Tocqueville a déjà publié depuis 10 ans le deuxième tome de son De la démocratie en Amérique, où l’évocation de cette dernière est moins importante, laissant la place à une réflexion politique plus large.Chassériau est un élève d’Ingres relativement connu, apprécié de Delacroix par exemple. La démocratie a été analysée en Amérique par le français Tocqueville.Il montre dans De la démocratie en Amérique qu’elle n’est pas simplement un désordre conduisant à la dissolution de toute vie sociale saine, contrairement aux préjugés du milieu aristocratique. Il n’y a que l’Etat qui inspire confiance, stabilité et longévité aux citoyens (il est le seul à leur paraître « avoir quelque force et quelque durée ») qui doutent trop de leurs confrères et refusent de mettre en ceux qui leurs sont égaux leur confiance. Sciences Po. Ces mines sont des possessions de l’Etat, qui les régente et en cède l’exploitation à qui veut, rendant ainsi dépendant un grand secteur économique. J’ai pensé que beaucoup se chargeraient d’annoncer les biens nouveaux que l’égalité promet aux hommes, mais que peu oseraient De la démocratie en Amérique - 1 : présentation du livre de Alexis de Tocqueville publié aux Editions Flammarion. Un pouvoir démocratique se doit d’imposer les mêmes règles à des personnes qui ne se ressemblent pas, ce qui a pour effet d’égaliser les peuples : « chaque citoyen, devenu semblable à tous les autres, se perd dans la foule ». Le peuple se présente non plus comme un groupe s’entraidant mais comme une somme d’individualités indépendantes mais faibles (on n’est plus obligés de prêter main-forte à autrui, et on n’attend plus de l’autre de l’aide). Tocqueville fut un philosophe, homme politique et écrivain français principalement connu pour ses analyses de la Révolution française et de la démocratie américaine. La « masse confuse » qui survit n’a pas l’habitude et les capacités de gérer les affaires, elle va donc remettre tous les pouvoirs laissés vacants à l’Etat fraîchement instauré : « la centralisation devient un fait en quelque sorte nécessaire ». Vous remarquerez que « Le Meilleur des mondes » a été écrit en France et George Orwell, dont je vais vous parler désormais, a vécu en France lui aussi ! Dans les deux tomes de De la démocratie en Amérique, Tocqueville tente de définir les traits caractéristiques des sociétés démocratiques. De plus, une autre barrière à l’existence de ces groupements est constituée par les hommes eux-mêmes : « ils ne sont pas éloignés de considérer comme de dangereux privilèges le libre-emploi que fait chacune d’elle de ses facultés naturelles ». Matière. Le texte étudié est extrait d'un livre d'Alexis de Tocqueville De la démocratie en Amérique, volume II, écrit en 1840. De la démocratie en Amérique (publié en deux livres, le premier le 23 janvier 1835, le second le 24 avril 1840) est un essai écrit en français par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, dans lequel il décrit puis analyse le système politique américain, et expose les possibles dérives liberticides de la passion de l'égalité chez les Hommes Ces privilèges sont détestés par les hommes : « la plus petite dissemblance paraît choquante au sein de l’uniformité générale ». Its title translates as On Democracy in America, but English translations are usually simply entitled Democracy in America. Publié en 1835, on trouve dans cet ouvrage des réflexions sur la nature et les dangers d’une démocratie, et une comparaison entre les systèmes politiques des … Cependant, c’est avec grande difficulté qu’on les arrache à ces taches individuelles pour les faire venir aux affaires communes. Ne perdez plus votre temps : cliquez ici. Dans sa faiblesse, il lève les yeux vers l’Etat tout puissant, et en devient tributaire. Mais elle conduit en fait à limiter les divisions au sein du peuple : on se dispute pour savoir à qui la souveraineté sera remise, néanmoins on s’entend parfaitement sur les devoirs et les droits du souverain : « unique, simple, providentiel et créateur ». Tocqueville observe de plus que le citoyen, après avoir élu ses représentants et voté ses lois accorde au gouvernement qu’il a choisi le droit d’action. Mais cela ne s’arrête pas là. Dans la Démocratie en Amérique, Tocqueville nous fait part des observations qu’il a pu faire lors de son voyage. Tocqueville écrit ce livre suite à son voyage en Amérique, afin dexposer la nature et les particularités du mode de gouvernement de ce pays. Ainsi, il rend dépendant toute une partie de la population (souvent la plus faible d’ailleurs). Un peu plus tard dans le chapitre, Tocqueville donne aussi comme cause du despotisme démocratique la suppression des « pouvoirs secondaires », aussi nommés « autorités locales » propres à des régimes connus en Europe avant les grandes révolutions du dix-neuvième siècle, pour renforcer un pouvoir plus central encore, qui gère directement les citoyens, mais qui est par son omniprésence très liberticide. Tocqueville donne ici le lien entre le savoir, « les lumières » et la démocratie. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . La France et les États-Unis ont là un point commun : l’opinion publique y est le pouvoir dominant, en vertu de quoi la souveraineté du peuple est une réalité de chaque jour. Ils préfèrent laisser s’en occuper le « seul représentant visible et permanent des intérêts collectifs, qui est l’Etat ». La société démocratique américaine garantit ainsi une stricte égalité juridique tout en offrant à l’individu des opportunités de mobilité sociale. Tocqueville nous met en garde dès les premières lignes. sur le type de régime égalitaire qui en naîtra. L’autre, de façon bien plus détournée et furtive, vers la servitude. De la démocratie en Amérique d'Alexis de Tocqueville. Voici ce que l'on appelle une Mindmap! L’égalité diminue les privilèges, car l’Etat se doit d’appliquer la même loi pour tous. Pour y remédier, on uniformise encore davantage la société (en donnant au souverain davantage de pouvoir pour cela). Le gouvernement agit mal ? Il y défend l’intérêt d’une explication politique du politique et développe plus largement une théorie propre à la démocratie. En gommant les individualités ou les affaiblissant, l’égalité incite ou oblige les citoyens à se remettre tout entier à l’Etat. Et enfin, l’Etat introduit « une nation dans chaque nation » : les fonctionnaires. L’homme n’obéit pas à autrui qui est son égal : il préfère lui faire éprouver à chaque instant la commune dépendance à l’Etat dont ils sont tous les deux les objets : telle est la conséquence de l’égalité selon Tocqueville. … symbolise la prise de pouvoir par un peuple et l’accession à sa souveraineté. L’Etat, lui aussi déteste les privilèges, et, de façon plus générale, tout ce qui sort de l’uniformité. Jules César, Shakespeare – Résumé détaillé, Père Riche Père Pauvre – Rich Dad Poor Dad, Robert Kiyosaki – Résumé, Les Conquérants, dans Les Trophées, José Maria de Heredi – Résumé détaillé, Première partie – Les liaisons dangereuses, Laclos – Résumé détaillé, Deuxième partie – Les liaisons dangereuses, Laclos – Résumé détaillé, San Perdido, David Zuckermann – Résumé détaillé, Mateo Falcone – Prosper Mérimée – Résumé détaillé, Le Parfum : Histoire d’un meurtrier – Patrick Süskind – Résumé détaillé, Commentaire de texte : La muse malade, Baudelaire, Pluie, Ponge – Commentaire de texte – BAC de français, A une passante, Les Fleurs du Mal, Tableaux parisiens – Commentaire de texte – BAC de français, Le Mal, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Les Ponts, Illuminations, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Le Rouge et le Noir, Stendal – Commentaire de texte – BAC de français, On ne badine pas avec l’amour, Acte I, scène 2, Musset – Commentaire de texte – BAC de français, Ma Bohème, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Crépuscule du soir, Les Fleurs du mal, dans Tableaux parisiens – Commentaire de texte – BAC de français, Les Liaisons dangereuses, lettre 125, Laclos – Commentaire de texte – BAC de français, Les Bonnes, Genet – Commentaire de texte – BAC de français, Analyse de roman : Vendredi ou la vie sauvage, Michel Tournier, Analyse de roman : La vague, Todd Strasser, Analyse de roman : Lorsque j’étais une œuvre d’art, Eric-Emmanuel Schmitt, Analyse de roman : Cannibale, Didier Daeninckx, Perceval ou le conte du Graal – Analyse du roman, De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville – Analyse de roman, Créature contre créateur, Sarah K – Analyse du roman, Lancelot du lac, Chrétien de Troyes – Analyse de roman, L’année de l’éveil, Charles Juliet – Analyse de roman, Tanguy, Michel Del Castillo – Analyse de roman, Corrigé SI A 2011 : TUYÈRE À OUVERTURE VARIABLE POUR BANC D’ESSAIS DE TURBORÉACTEURS, Banque PT, Corrigé SI A 2012 : Robot aspirateur autonome, Banque PT, Corrigé SI A 2015 : Système papillon motorisé pour moteur essence injection directe, Banque PT, Corrigé SI C 2014 : Éolienne Offshore Haliade 150, Banque PT, Double diplôme : Dauphine avec Grandes Écoles – L3 Économie appliquée retour d’expérience, Fiche Microéconomie – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Examen Microéconomie – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Fiche de cours gestion de portefeuille – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Examen gestion de portefeuille – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Commentaire composé :  toutes les clés de la méthode – BAC de Français, Cependant, l’Etat, de son côté, ne possède pas de. Tocqueville est un génie absolu. Il possède une finesse d'observation et d'analyse immenses. Le premier tome de De la démocratie en Amérique, publié en 1835, est composé de deux parties. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. La démocratie leur fait passer l’envie de gouverner les autres. Quand toutes les opinions sont égales, l’homme démocratique tend à se rallier spontanément à l’avis du plus grand nombre, voire à ne plus tolérer les opinions minoritaires. Enfin, la complicité muette d’une élite (l’âne « Benjamin »), qui comprend ce qu’il se passe mais qui a d’autres choses auxquelles penser, permet de ne pas éveiller les soupçons du bon peuple. C'est à travers le modèle américain que Tocqueville va s'interroger sur la nature de la démocratie. D’abord l’Amérique (tout de même ! Alexis de Tocqueville a fait un voyage pour aller observer le système carcéral aux USA naissants, mais il y a passé plus de temps, et en a rapporté un premier livre (1835) et un second (1940) qui dessinent une analyse sociale et politique des USA : « De la démocratie en Amérique ». Ce pouvoir secondaire n’est donc pas viable en démocratie. Tocqueville présente cependant les associations comme contre-pouvoir efficace à l’omnipotence étatique. Tocqueville dénonce dans cet extrait célèbre de son De la démocratie en Amérique une des dérives graves qui peut affecter la démocratie, dont l’avènement est en marche dans ce XIXe siècle européen : la tyrannie de la majorité sur la minorité, qui peut passer par les voies insidieuses du conformisme intellectuel. Il instaure l’égalité entre ses membres. (12th ed. La démocratie en Amérique donne le pouvoir à l’opinion publique. Alexis de Tocqueville est la figure de proue du libéralisme en philosophie politique. L’Etat, en plus de gérer les finances publiques, gère l’argent de son peuple en possédant son épargne ou en étant son débiteur. Ce pouvoir réunit l’ambivalence des volontés du peuple : le besoin d’être conduits et l’envie d’être égaux : « ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs ». C’est donc pour cela qu’elles sont tant contrôlées par l’Etat, à leur création et dans leur fonctionnement : « après que l’Etat a examiné leurs statuts et autorisé leur existence ». En effet, le gouvernement peut toujours assez facilement attirer de l’extérieur des gens éduqués qui lui profiteront, amenant, en plus d’une centralisation politique, une centralisation des savoirs. Elle peut donc donner naissance à l’individualisme, le « sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis, de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même » (De la démocratie en Amérique). Les uns la considèrent comme une chose nouvelle, et, la La fiche schématique. Ils mènent leurs affaires personnelles sans être inquiétés. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. Tocqueville veut désormais nous expliquer comment un peuple devient démocratique. L’auteur nous confie qu’il est nécessaire aux hommes de posséder « beaucoup d’intelligence, de science et d’art » pour engendrer dans la communauté des hommes individualistes en mesure de contrebalancer savamment le pouvoir de l’Etat. Elles sont en effet censées représenter la volonté « du plus grand nombre ». >> La liberté des Anciens comparée à celle des Modernes selon Benjamin Constant sur un post-it. Autant de travaux qui vont être réalisés par des entreprises rattachées à l’Etat, lui donnant encore plus d’influence. La marche vers la démocratie apparaît alors comme une tendance inéluctable à l’égalisation des conditions : « Mais ce ne sont pas seulement les fortunes qui sont égales en Amérique, précise Tocqueville ; l’égalité s’étend jusqu’à un certain point sur les intelligences elles-mêmes […] L’instruction primaire y est à la portée de chacun ; l’instruction supérieure n’y est presque à la portée de personne. Ce concept existait déjà, et a été notamment déjà expliqué par Etienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « soyez résolu à ne servir plus et vous serez libres ». Tocqueville reprend l’idée selon laquelle le peuple remet le pouvoir dans les mains d’une seule personne. >> La démocratie selon Périclès sur un post-it. Lorsqu’il publie son essai De la démocratie en Amérique (1835), Alexis de Tocqueville est l’héritier d’un principe vaincu : l’aristocratie. Résumé pour les Prépas Scientifiques. On se rend compte ô combien Tocqueville avait raison, à son époque, alors que peu de pays encore étaient en démocratie, et que la plupart de ceux qui y étaient ne la connaissaient depuis un temps relativement court à l’échelle de la vie de leur nation.